La voie de Tours (via Turonensis) permet de rallier Roncevaux, à la frontière avec l’Espagne, en découvrant le Val de Loire, la Touraine, le Poitou, l’Angoumois, la Saintonge, le Bordelais, les Landes. Cette voie, que rejoignaient les jacquets venus du nord et du nord-est de l’’Europe, était jadis très fréquentée. Des foules se rendaient alors à Tours pour s’’incliner sur le tombeau de saint Martin, mort en 397. Ce chemin se distingue des autres chemins par son terrain peu accidenté, aisément praticable à vélo. Le parcours est d’une richesse exceptionnelle, jalonné de sites, églises, sanctuaires remarquables.

Chemin.pdfLa voie de Tours part de Paris à Notre-Dame en s’appuyant sur les chemins de grande randonnée « GR655 » et « GR3 ». A Palaiseau, dans la banlieue sud-ouest, elle se sépare en deux branches, l’une partant vers Chartres (GR655 Ouest), l’autre vers Orléans (GR655 Est et GR3). Ces deux itinéraires se rejoignent à Tours. Pour le pèlerin, le GR® est un itinéraire possible, néanmoins, parfois il aura intérêt à emprunter un itinéraire différent, plus adapté à la philosophie du pèlerinage, plus court et bien balisé par les Associations locales. Ces itinéraires sont décrits sur les sites de ces associations. Il faut compter 71 jours de marche pour atteindre Santiago.

Entre Paris et Tours, la via Turonensis traverse quatre départements de la Région Centre-Val de Loire : l’Eure-et-Loir (Chartres), le Loir-et-Cher (Vendôme ou Blois), le Loiret (Orléans) et l’Indre-et-Loire (Tours). Une vue d’ensemble du chemin dans cette traversée (itinéraires, hébergements, services) est visualisable via ce portail internet publié et entretenu par les associations jacquaires de ces départements.

De Paris à Ostabat, sur la voie de Tours, les pèlerins à pied doivent cheminer sur le GR655 et des itinéraires locaux balisés par les associations jacquaires départementales. Le pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle est également de plus en plus pratiqué à vélo en empruntant un itinéraire s’appuyant sur des routes tranquilles et souvent donc hors GR. Les balisages étant, aujourd’hui encore, spécifiques à chaque département, il est nécessaire de parcourir le chemin en restant attentif aux spécificités locales (voir les sites jacquaires pour plus de précision).